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Que faire avec un chien peureux ?

Mis à jour le 14/01/2019

Temps de lecture estimé à 6 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Chien

Sommaire.

  1. Zoom sur la peur chez le chien
  2. 1. Socialisez le chiot dès la 4e semaine
  3. 2. Reconnaissez et acceptez la peur de votre chien
  4. 3. Procédez à une désensibilisation et un contre-conditionnement systématiques
  5. 4. Renforcez un comportement autre

Votre chien s’éloigne la queue entre les jambes ou se cache derrière vous ? Il recule en aboyant ? Ces quelques expressions sont typiques d’un animal craintif ou effrayé. Les manifestations de peur sont multiples et variables chez les chiens, et reposent sur une observation attentive de l’animal. Bien souvent, il faudra un contre-conditionnement pour les supprimer.

Voici des conseils pour vous aider à mieux comprendre et à savoir quoi faire avec un chien peureux.

Zoom sur la peur chez le chien

La peur est une émotion primordiale dans la survie des individus et des espèces animales. Elle permet d’éviter des situations potentiellement fatales.

Chez le chien, la prépondérance des facteurs qui l’influencent varie selon les individus. Ainsi, cela peut être dû à :

  • une prédisposition génétique ;
  • une ou plusieurs expériences négatives, voire traumatisantes ;
  • un apprentissage social mal mené.

Pour prévenir la peur, il est important de veiller à la bonne socialisation du chiot. Si une peur s’installe, en effet, seuls la désensibilisation et le contre-conditionnement systématiques pourront résoudre le problème.

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Peur du chien

1. Socialisez le chiot dès la 4e semaine

La période dite de socialisation s’étend en moyenne de la 4e à la 16e semaine. Durant cette phase d’apprentissage, le chiot classe les êtres en « amis » et « ennemis », ainsi que les stimuli qui sont à craindre ou non.

Pendant la période de socialisation, présentez à votre chiot un maximum de stimuli de façon telle qu’il les associe à quelque chose d’agréable.

Profitez de toutes les occasions pour qu’il apprenne à faire de bonnes associations avec ce qui fera partie de son environnement tout au long de sa vie !

Bon à savoir

Important : une fois cette période passée, vous serez contraint de désensibiliser systématiquement votre chiot à tout ce qui semble l’effrayer.

2. Reconnaissez et acceptez la peur de votre chien

Au quotidien, vous n’avez pas accès à la boîte noire de votre chien. Néanmoins, celui-ci exprime ses émotions au travers de comportements tout à fait observables.

Observez votre chien

Même si l’analyse et l’interprétation du langage canin (tant corporel que vocal) est loin d’être une science exacte, l’observation attentive de votre chien vous donne des clés pour reconnaître l’inconfort qu’il vit dans certaines situations.

Acceptez sa crainte

Parmi les besoins de base du chien, il y a celui de se sentir en sécurité. Vous avez donc la responsabilité, entre autres, de vous assurer que c’est le cas pour votre chien :

  • Tenez-le éloigné, autant que faire se peut, de ce qu’il redoute.
  • Acceptez que sa crainte soit irrationnelle.
  • Rendez-vous chez votre vétérinaire afin de vous assurer que votre chien est en bonne santé et que ses craintes ne sont pas phobiques.
Bon à savoir

À savoir : si sa peur relève de la phobie, il sera utile voire nécessaire d’administrer une médication à votre chien.

  • Rappelez-vous que réconforter votre animal ne renforce pas sa crainte, au contraire ; faire preuve d’empathie n’est pas non plus un signe de faiblesse.

3. Procédez à une désensibilisation et un contre-conditionnement systématiques

Il s’agit ici de modifier l’association émotionnelle que le chien fait avec la perception d’un stimulus précis, en lui présentant, dès que de ce dernier apparaît, de la nourriture très appétissante. De cette façon, le chien associe peu à peu le stimulus à quelque chose d’agréable.

Bon à savoir

À savoir : ce conditionnement classique a été mis en évidence par Pavlov dans sa célèbre expérience de la cloche et du chien qui salive.

La réussite de ce protocole réside dans les 3 points suivants.

Le seuil de tolérance

Travaillez toujours en dessous du seuil de tolérance de votre chien face au stimulus.

  • Souvenez-vous que votre responsabilité est que votre chien se sente toujours en sécurité.
  • Aussi, augmentez graduellement le niveau de difficulté en vous adaptant au rythme de votre animal.

La séquence

Dispensez toujours la nourriture après que le chien a perçu le stimulus !

  • Il doit associer le stimulus à la nourriture, et non l’inverse.
  • Les deux événements doivent être contigus dans le temps et ne pas permettre au chien de réagir.

La prévisibilité

L’apparition de la nourriture après la perception du stimulus doit devenir aussi prévisible que le tonnerre après l’éclair dans un ciel orageux.

  • Faites des petites mises en scène afin de contrôler tous les éléments intervenant dans votre travail.
  • Éventuellement, votre chien anticipera l’apparition de la nourriture en la cherchant au sol ou même en vous jetant un bref regard.

Exemple concret

Si votre chien craint l’aspirateur et le pourchasse hargneusement dès que vous le sortez du placard :

  • Demandez à quelqu’un de sortir l’appareil sans le mettre en marche ; dès que votre chien l’a aperçu – mais avant qu’il ne réagisse –, laissez tomber de la nourriture sous son nez ; rangez l’aspirateur et recommencez l’exercice. Augmentez le niveau de difficulté graduellement (ici, il s’agit de la distance séparant votre chien de l’aspirateur).
  • Faites le même exercice mais, cette fois, en déplaçant l’aspirateur.
  • Procédez ensuite avec l’appareil en marche. Lorsque votre chien sera capable de rester calme et de se nourrir à proximité de l’aspirateur en marche, vous serez prêt à passer à l’étape suivante.

4. Renforcez un comportement autre

Une fois que le chien a acquis le conditionnement classique, déterminez quel comportement il pourrait produire en lieu et place de celui que vous trouviez inadéquat. Ensuite :

  • Enseignez-le à votre animal en récompensant toutes ses réussites – votre relation ne s’en portera que mieux, et votre chien améliorera sa confiance en lui.
  • Lorsque ce nouveau comportement est acquis et généralisé, demandez à votre chien de le produire aussitôt qu’il vous regarde suite au stimulus préalablement aversif.
  • Répétez l’exercice autant de fois que nécessaire.

Concrètement :

  • Le comportement (ou chaîne de comportements) que vous pourriez vouloir que votre chien produise au lieu de poursuivre l’aspirateur serait d’aller sur son coussin, de s’y coucher et d’y rester (à gruger un os si cela l’apaise).
  • Enseignez chacun de ces comportements individuellement en augmentant graduellement le niveau de difficulté.
  • Puis faites-en une chaîne et associez-y une demande vocale (coussin, par exemple) ou gestuelle.
  • Changez le signal indiquant au chien de produire la chaîne de comportements. Faites plusieurs séances d’une douzaine de répétitions : nouveau signal (l’aspirateur), suivi directement de l’ancien signal (la demande), et récompense si votre animal exécute la chaîne de comportements. L’aspirateur devient la nouvelle demande pour qu’il aille se coucher sur son coussin et y reste.
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Apprendre coucher à son chien

Cela peut prendre plus ou moins de temps, car les facteurs qui influencent la durée du processus sont innombrables :

  • l’état de l’animal au début de la thérapie ;
  • l’état de sa relation de confiance avec ses humains au moment de la thérapie ;
  • sa réponse comportementale et émotionnelle aux différents protocoles ;
  • le nombre de répétitions, la constance et la minutie des séances de conditionnement…

Seuls l’observation et le rythme d’apprentissage de votre chien vous indiquent quand passer à l’étape suivante.

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Ces pros peuvent vous aider !

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