Le syndrome de Cushing est une maladie hormonale assez fréquente chez les chiens âgés dû à une production trop importante de cortisol, ce qui entraîne une détérioration progressive de l’état de santé du chien. Reconnaître assez tôt les symptômes de la maladie de Cushing peut permettre de la traiter plus rapidement. Si elle n’est pas prise en charge à temps, cette maladie peut entraîner le vieillissement prématuré de l’animal. On vous en dit plus !
Maladie de Cushing chez le chien : présentation
La maladie de Cushing, aussi appelée hyperadrénocorticisme, est une maladie du chien déclenchée par le dérèglement des glandes surrénales. Un chien atteint par ce syndrome produit trop d’hormones corticostéroïdes, ce qui a un impact négatif important sur sa santé.
Qu’est-ce que le syndrome de Cushing ?
Le syndrome de Cushing est une maladie fréquente chez les chiens âgés. Les animaux touchés par ce syndrome sont souvent âgés de 10 ans ou plus. Le syndrome se caractérise par un trouble des glandes surrénales (situées au-dessus des reins), ce qui déclenche une sécrétion trop importante de cortisol.
Cette surproduction hormonale entraîne un affaiblissement général et affaiblit différents organes. Si elle n’est pas traitée, la maladie de Cushing est à l’origine d’un vieillissement prématuré et favorise les infections et maladies.
Le syndrome a donc pour conséquence de diminuer la durée de vie du chien s’il n’est pas pris en charge à temps.
Les causes de la maladie de Cushing
Ce syndrome est une maladie liée à la vieillesse. Il est souvent dû à l’apparition d’une tumeur, qui entraîne un dérèglement :
- Au niveau de l’hypophyse : dans 85 % des cas, c’est une tumeur de l’hypophyse (glande qui produit une hormone capable de stimuler les glandes surrénales) qui est à l’origine de la maladie.
- Au niveau des glandes surrénales : dans les 15 % de cas restants, le problème se situe directement au niveau des glandes surrénales (qui sécrètent le cortisol).
La maladie est particulièrement fréquente chez les petits chiens. Certaines races de chien sont prédisposées au syndrome de Cushing : beagle ; boston terrier ; caniche ; boxer ; teckels et yorkshire terrier.
Symptômes de cette maladie chez le chien
Pour assurer le parfait traitement du syndrome de Cushing, il est important de dépister la maladie à temps. Un chien atteint par ce trouble va exprimer plusieurs symptômes plus ou moins caractéristiques :
- L’apathie ou la perte d’énergie ;
- La chute de poils ;
- L’amincissement de la peau ;
- L’obésité du chien ;
- La perte musculaire ;
- Une augmentation de la fréquence des urines ;
- Une soif intense.
Bien souvent, un chien atteint par le syndrome va perdre de l’énergie et prendre du poids en quelques mois. Dans le même temps, son ventre va se relâcher et avoir tendance à pendre. En cas de doute sur l’état de santé du chien, il est important de consulter un vétérinaire.
Le traitement d’un chien contre la maladie de Cushing
S’il n’est pas pris en charge à temps, le syndrome de Cushing va diminuer considérablement l’espérance de vie du chien, et avoir de graves conséquences sur son état de santé. Voilà pourquoi il est important de faire diagnostiquer un chien lorsqu’on a le moindre doute sur son état.
Le diagnostic
Le diagnostic a souvent lieu face à un chien qui développe plusieurs des symptômes décrits plus hauts. Une simple prise de sang peut permettre de détecter la maladie, grâce à différents tests sanguins.
Le syndrome de Cushing est mis en avant par la forte présence de cortisol dans le sang. Différents tests permettent de souligner cette présence.
Une fois le syndrome mis en valeur, le vétérinaire va déterminer la cause de la maladie, en prévision du traitement.
Le traitement
Il existe deux méthodes pour soigner la maladie de Cushing. En fonction de l’origine de la tumeur, le traitement peut consister en :
- Une opération chirurgicale : le retrait chirurgical de la tumeur peut être nécessaire. C’est le seul traitement efficace en cas de tumeur des glandes surrénales. C’est également une solution possible en cas de tumeur de l’hypophyse.
- Un traitement médicamenteux : dans le cas d’une tumeur à l’hypophyse, on peut aussi envisager l’administration de Vetoryl, un médicament qui permet de stopper la synthèse de cortisol.
Dans les deux cas, le but est de limiter ou d’arrêter la production de cortisol.
Si la solution médicamenteuse est possible, elle va nécessiter un traitement à vie et des visites vétérinaires fréquentes.
Si l’opération est nécessaire, il est important de réaliser que cette dernière est coûteuse et comporte des risques.