Le chien est un membre de la famille à part entière. Dès lors, il est évident que perdre son chien est une épreuve délicate. Faire le deuil de son chien est une période difficile qui nécessite du temps. Il existe cependant certaines méthodes pour mieux y faire face et pour limiter la souffrance.
Mon chien est mort : que faire ?
Nul n’est jamais préparé à la mort d’un animal de compagnie. Même si votre compagnon à quatre pattes souffrait d’une longue maladie ou avait atteint un âge avancé, il est impossible d’être préparé à l’instant fatidique.
Réagir à la mort de son chien est d’autant plus délicat après un accident ou une perte totalement inattendue.
Mais dans tous les cas, un maître est fatalement confronté à la mort de son chien et a tout intérêt à faire son deuil, de manière à ce qu’elle ne laisse pas une trop profonde blessure.
Comment faire le deuil de mon chien ?
Toute personne qui a déjà eu un animal de compagnie sait à quel point un chien peut prendre une place importante dans la vie d’un homme.
Fidèle compagnon de tous les instants, le chien apporte une véritable présence et beaucoup d’amour à son maître. Et la perte d’un chien laisse donc une absence d’autant plus forte.
Il faut savoir que le deuil d’un animal de compagnie n’est pas différent de celui d’un proche, quoi qu’en pensent ceux qui n’ont jamais eu d’animaux et ne peuvent donc pas comprendre une telle perte.
Les différentes étapes du deuil d’un animal
Au niveau psychologique, le deuil d’un chien va passer par les mêmes étapes que le deuil d’un membre de la famille (ce qui est finalement assez logique).
Un maître en deuil doit donc être conscient qu’il va naturellement passer par les étapes suivantes :
- la culpabilité : le maître se sent responsable de la mort du chien, et se demande ce qu’il aurait pu faire pour l’empêcher (et s’il a tout fait pour cela) ;
- la colère : le maître cherche un responsable au décès de son animal, et en veut au vétérinaire ou à quiconque pouvant être, à ses yeux, à l’origine de la mort de son chien ;
- le déni : le maître refuse le décès et cherche à se persuader que son animal n’est pas mort ; il ne réalise pas encore ;
- la dépression :le maître réalise que son animal est mort et souffre de son absence.
Selon les personnes, ces différentes étapes peuvent être plus ou moins longues et fortes émotionnellement, et le deuil d’un animal peut donc s’étaler de plusieurs jours à plusieurs semaines ou mois.
Vivre le deuil d’un chien
Comme le deuil n’est jamais une étape facile, il est primordial de faire en sorte qu’il se passe dans les meilleures conditions.
Bien vous entourer et faire un travail sur vous-même est essentiel pour ne pas sombrer dans la dépression. Voici quelques conseils pour que le deuil d’un chien soit le moins douloureux possible :
- N’ayez pas peur de pleurer. On ne comprend réellement l’attachement que l’on a pour son chien que lorsqu’il souffre ou qu’on le perd. Même si vous ne vous attendiez pas à fondre en larmes, c’est un phénomène naturel, dont vous ne devez surtout pas avoir honte.
- Sachez prendre votre temps ! Nul n’est tenu de faire son deuil en quelques jours. Être triste et ne pas savoir comment réagir face à la mort d’un chien est naturel. Gardez en tête que le temps guérit toutes les cicatrices, et que le travail du deuil nécessite forcément un peu de temps.
- Sachez canaliser votre colère et ne pas vous en prendre aux mauvaises personnes. La mort est malheureusement un phénomène inéluctable, que des excès de colère ne pourront jamais annuler.
- Enterrer son chien ou réaliser une cérémonie funéraire est une bonne manière d’ancrer le décès de l’animal dans la réalité et de lui rendre un dernier hommage.
- Pensez à vous entourer de personnes qui aiment les animaux et comprennent votre détresse. Ignorez les réactions des personnes qui n’ont jamais souffert de la perte d’un chien et qui peuvent avoir tendance à considérer à tort votre chagrin comme exagéré.
- Si personne dans votre entourage ne comprend votre chagrin, n’hésitez pas à chercher du réconfort auprès d’amis des animaux, par exemple sur des forums ou sites internet dédiés aux chiens.
- Souvenez-vous des bons moments passés avec l’animal, parlez-en à vos proches pour retrouver le sourire. Créer un album photo ou afficher un cadre à l’effigie de votre animal est une belle manière de célébrer son souvenir.
- Sachez enfin continuer de vivre. Se mettre à la pratique d’un sport ou faire des escapades est une belle manière de reprendre sa vie et de ne pas s’enfermer dans son chagrin.
Lors de la mort d’un animal, il est important d’accepter son chagrin, mais aussi de ne pas se laisser envahir par la dépression. Si vous vous sentez esseulé ou en détresse, n’hésitez pas à demander de l’aide à un psychologue, qui peut vous aider à « tourner la page » et à vous sentir mieux de nouveau.
Deuil d’un chien : comment expliquer la mort d’un chien à des enfants ?
Le décès d’un animal de compagnie est aussi une épreuve difficile pour les enfants, qui sont parfois confrontés pour la première fois à la mort.
Il est alors important d’associer les enfants au phénomène du deuil et de leur dire la vérité (tout en les ménageant). Paradoxalement, le deuil est souvent plus difficile pour l’adulte que pour l’enfant, à condition que l’enfant soit accompagné dans cette épreuve :
- Si l’enfant a l’âge de comprendre, expliquez-lui que son chien est mort, et qu’il ne va pas revenir.
- Répondez aux questions des enfants, s’ils en posent. Expliquez-leur que le chien n’a pas eu mal et qu’il est dans un endroit meilleur.
- N’hésitez pas à acheter des livres pour enfants qui évoquent la mort d’un animal, et peuvent vous accompagner pour mieux expliquer la mort à l’enfant.
Profitez de cette épreuve pour parler de la mort avec vos enfants, s’ils sont en âge de comprendre, sans aborder de faits choquants. C’est une bonne manière pour eux de mieux faire leur deuil et de comprendre votre propre chagrin.
Euthanasie : suis-je responsable de la mort de mon chien ?
Le décès d’un animal de compagnie s’accompagne très souvent de culpabilité pour le maître. En cas d’euthanasie du chien, ce phénomène est d’autant plus fort que le maître peut se sentir directement responsable du décès de son animal.
Si la culpabilité est un sentiment naturel, il est important de ne pas se laisser ronger par cette culpabilité.
Gardez en tête que la mort d’un animal de compagnie est inévitable. Aussi dure que soit cette décision, l’euthanasie est une manière de préserver un chien de douleurs inutiles, suite à un accident ou à une maladie.
Avant la décision, parlez-en longuement avec votre vétérinaire, le mieux à même de vous rassurer sur le sujet.
Faut-il adopter un autre animal après la mort de mon chien ?
Pour finir, rappelons qu’il est tentant d’adopter un chien juste après le décès de son compagnon à quatre pattes.
Si la mort d’un animal ne doit pas vous empêcher d’en adopter un nouveau, attendez de finir votre deuil avant l’adoption d’un nouveau chien. Cette précaution est importante pour plusieurs raisons :
- Chaque chien est unique, et vous ne pouvez donc pas vous attendre à ce qu’un nouveau chien « remplace » votre défunt compagnon.
- Un maître en deuil peut avoir tendance à faire des erreurs dans l’éducation de son nouveau chien, en étant trop protecteur ou en cherchant absolument à ce qu’il ressemble à son précédent chien. Cela peut entraîner un mal-être de l’animal ou des troubles du comportement.
- Adopter trop rapidement un chien risque de vous empêcher de réaliser votre deuil. Le chagrin risque alors de vous frapper quand vous réaliserez que votre nouveau chien n’est pas l’ancien.
Le mieux reste de faire le deuil de son chien pendant plusieurs semaines, de manière à prendre la décision de cette nouvelle adoption avec discernement.
Certains maîtres préfèrent ne plus avoir de chien après la perte de leur compagnon, ne serait-ce que pour éviter la souffrance du deuil une nouvelle fois. C’est une décision tout à fait justifiée.
Au contraire, n’ayez pas le sentiment de trahir le souvenir de votre chien si vous en adoptez un nouveau. L’idée n’est jamais de remplacer son chien, mais simplement d’adopter un nouveau compagnon aimant pour votre famille.