Qu’entend-on par chien primitif ? Est-il vraiment différent des autres, nécessite-t-il une attention ou une éducation différente ? Notre article répond à toutes vos questions.
Chien primitif : définition
Le chien primitif fait partie du groupe 5 de la classification fournie par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) : chiens de type Spitz et de type Primitif.
Ils sont caractérisés par le fait d’être d’une lignée très ancienne et d’avoir subi très peu de modifications ou croisements génétiques de la part de l’homme. De ce fait, le chien primitif aurait des caractéristiques comportementales particulières : caractère bien trempé, « instincts » plus marqués, plus grande méfiance, etc.
Une main de fer dans un gant de velours : c’est ainsi qu’il est conseillé de se conduire avec des chiens primitifs. Pourtant, ni leur patrimoine génétique « préservé », ni leur très ancienne origine, ni l’environnement « hostile » dans lequel ils vivaient encore il y a peu, ne permettent de le justifier ou même de l’affirmer.
Génétique et comportements d’un chien primitif
Le patrimoine génétique d’un chien, quelle que soit sa race, est celui d’un chien, pas d’un loup ni d’un chacal. C’est lui qui va déterminer les comportements phylogénétiques (innés, propres à l’espèce) sans que cela permette d’affirmer que tous les chiens auront les mêmes, ni selon les mêmes situations.
Ce qui va faire qu’un chien va avoir des comportements « spécifiques » est l’ontogenèse (expériences, apprentissages). Pas ceux d’une race en particulier mais des comportements propres à l’individu (phénotype).
D’autant que la caractéristique majeure du chien est d’être un animal domestique avec deux effets :
- La néoténie : conservation de caractéristiques juvéniles au-delà de l’âge adulte, cerveau moins développé (facultés prédatrices amoindries), taux d’adrénaline plus faible (traque, chasse, défense, rivalité, agressivité), conservation des comportements ludiques après la maturité sexuelle.
- La double empreinte : faculté de pouvoir donner sens tout autant aux comportements de ses congénères que de l’homme (de son point de vue), comme de pouvoir avoir des comportements différents avec les uns ou l’autre.
Yan Dunbar et son chien primitif, un Malamute
Vétérinaire-dresseur selon ses propres termes, Ian Dunbar s’est rendu célèbre par son programme d’éducation « Sirius », toujours, et avec raison, très apprécié.
Ce qui a prévalu, de sa part, à sa création a été le fait qu’il possédait un Malamute (chien primitif) qui faisait peur et qu’il avait du mal à lâcher dans des parcs.
Ce qui est intéressant, c’est que ce programme est un modèle d’éducation en douceur, sans rapport de force, et qu’il a dès lors été utilisé avec un très grand succès pour tous les autres types de chiens. Sa base ? Relationnel, fiabilité, confiance.
Un chien primitif a donc besoin d’exactement la même chose qu’un autre chien, ni plus, ni moins. Ajoutons alors qu’un chien, primitif ou non, apprend toute sa vie, c’est le principe d’adaptation. Il n’est donc jamais (ou rarement) trop tard pour bien faire.
Approfondissez le sujet avec pagesjaunes :
- En connaître davantage sur l’ancêtre du chien.
- Les comportements des différentes races de chien.
- La néoténie de l’animal domestique.