Il est difficile d’évoquer l’autisme canin à proprement parler. En effet, l’autisme chez le chien reste sujet à controverse, et il n’est pas prouvé qu’un chien peut réellement souffrir d’autisme. En revanche, certains troubles du comportement sont assez similaires à l’autisme chez le chien.
Chiens et autisme sont d’ailleurs des sujets qui ne sont pas opposés, car de nombreux chiens sont utilisés pour l’accompagnement d’enfants autistes.
On fait le point.
Peut-on parler d’autisme du chien ?
Il est assez difficile d’analyser des troubles mentaux chez le chien.
Et pour cause, on peut difficilement différencier un trouble comportemental d’une affection psychiatrique chez un animal. Certains experts considèrent d’ailleurs que la majorité des troubles mentaux sont propres à l’être humain.
L’existence d’une forme d’autisme chez le chien n’a ainsi jamais été prouvée ou réfutée.
Il faut savoir que l’autisme, même chez l’homme, est une maladie assez peu connue, dont on ignore encore les causes exactes.
De ce fait, il est difficile de prouver qu’un chien est autiste. De nombreux chercheurs considèrent d’ailleurs qu’un chien ne peut pas développer d’autisme.
En revanche, certains troubles comportementaux du chien, comme le syndrome de privation sensorielle, sont parfois assimilés à l’autisme du chien.
Symptômes d’un chien « autiste »
Un chien atteint du syndrome de privation sensorielle est parfois considéré à tort comme un chien « autiste ».
Il faut dire que ce syndrome entraîne des symptômes qui peuvent être assimilés à de l’autisme chez l’homme : anxiété, comportement agressif ou peureux, dépression, difficultés d’adaptation.
Malgré tout, il reste erroné de considérer un chien atteint du syndrome de privation sensorielle comme un chien autiste.
Chien « autiste » : causes
Si le symptôme de privation sensorielle ne peut être assimilé à l’autisme du chien, c’est tout simplement car ses causes sont différentes.
En effet, chez l’homme, l’autisme est considéré comme ayant une cause génétique, neurobiologique ou environnementale.
Au contraire, le syndrome de privation sensorielle est un défaut de sociabilisation du chien, et donc d’éducation. Un chiot en est atteint lorsqu’il manque de stimulations et d’attention durant ses premiers mois.
On parle souvent de « syndrome du chenil », car les chiots qui grandissent ensemble dans un chenil, sans attention humaine, en sont souvent atteints.
Traitement d’un chien atteint du syndrome de privation
Le syndrome de privation sensorielle chez le chien est assez facile à éviter. Il suffit en effet de s’assurer de la bonne sociabilisation du chien dans l’élevage, ainsi que durant ses premiers mois à la maison.
- Si votre chien souffre de ce syndrome, il est recommandé de contacter un comportementaliste canin, qui peut aider à réduire son comportement craintif.
- Si le syndrome est très avancé, un traitement médical peut également être prescrit au chien.
Utilisation du chien auprès des enfants autistes
Au sujet de l’autisme et des chiens, il paraît utile de rappeler qu’il existe des chiens d’accompagnement pour enfants autistes.
De nombreux professionnels de l’autisme considèrent le chien comme un compagnon idéal pour un enfant autiste, et ce pour différentes raisons :
- Le chien peut accompagner un enfant atteint d’autisme dans la vie de tous les jours.
- Le chien offre une relation simple à l’enfant, et peut l’inciter à communiquer davantage.
Un chien formé à l’accompagnement d’un enfant autiste peut donc s’avérer aussi utile qu’un chien d’aveugle.
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