Vous rêvez de courir avec votre chien. Vous l’avez acheté en prévision de sorties de jogging communes. Vous visualisez déjà votre symbiose dans un effort commun, dans un environnement idyllique. Toutefois, du rêve à la réalité, quelques étapes sont nécessaires pour courir avec son chien.
1. Vérifiez que votre chien est physiquement apte à courir avec vous
De manière générale, tous les chiens ont des dispositions pour fournir un effort locomoteur et physique. Mais votre animal peut présenter une contre-indication à la course. Renseignez-vous.
Les restrictions à la course
Profitez d’une visite chez votre vétérinaire pour lui faire part de votre intention de courir avec votre chien : il s’assurera qu’il est bien apte à fournir un effort physique important. Des restrictions, en effet, peuvent être liées à :
- la morphologie, qui chez certaines races de chiens (brachycéphales, naines, conformité, etc.) peut les limiter dans leurs efforts physiques ;
- la taille et le poids de l’individu ;
- l’état de santé général du chien ;
- le type d’effort propre à certaines races (les lévriers préfèrent des efforts intenses mais de plus courte durée que les chiens de traîneaux, par exemple).
Les précautions indispensables
Les chiens sont particulièrement sensibles à la chaleur.
- Évitez toute activité physique intense avec votre animal par forte chaleur.
- Assurez-vous qu’il soit suffisamment hydraté à tout moment.
Attendez une bonne heure après qu’il a pris son repas avant de confronter votre chien à un effort physique, notamment s’il a une prédisposition aux torsions gastriques.
Dans tous les cas, évitez la course à pied tant que votre chien n’a pas atteint la maturité.
- Attendez que son ossature et sa musculature se soient parfaitement développées.
- Profitez-en pour lui enseigner les fondations de la course en binôme.
2. Assurez-vous que votre chien maîtrise la marche en laisse
Avant d’espérer pouvoir courir avec votre chien, vous devez être sûr qu’il maîtrise la marche coopérative, ou collaborative, en laisse. Il doit être en mesure d’avancer à vos côtés sans tirer de tous bords, sollicité par des distractions diverses. Pour cela :
- Renforcez des comportements calmes en laisse ; enseignez-lui que le port du harnais et de la laisse signifie produire des comportements calmes.
- Définissez une « zone de renforcement » autour de vous, de préférence à vos côtés ou légèrement en avant : cela vous permet de garder votre chien à l’œil sans devoir vous détourner du chemin.
3. Gérez l’excitation de votre chien quand il court avec vous
L’objectif est d’obtenir une course conjointe avec l’animal, sans que la laisse soit tendue.
Trouvez la bonne cadence
Dans un endroit calme et dépourvu de distractions trop attrayantes, enseignez à votre chien à s’adapter à votre cadence, sans excitation.
- S’il se met à sauter (sur vous ou dans le vide), à aboyer obsessivement ou à prendre la laisse en gueule et à tirer, arrêtez-vous et attendez qu’il se calme.
- Faites quelques pas de marche pour vous assurer qu’il a repris tous ses esprits.
- Refaites une tentative en diminuant le niveau de difficulté.
Il doit prêter attention à vos changements de direction et de cadence, mais sans avoir les yeux fixés sans cesse sur vous.
Augmentez graduellement la cadence.
- Commencez par de courtes distances en mélangeant les rythmes.
- Ralentissez l’allure si votre chien ne réussit pas les exercices ou si vous êtes trop essoufflé pour garder le plein contrôle.
Quand l’allure correspond aux attentes et besoins de chaque membre du binôme, c’est l’idéal.
Travaillez sur les comportements
Parallèlement, travaillez sur la durée des comportements que votre chien connaît déjà. Par exemple :
- Demandez-lui de s’asseoir ; mais plutôt que de le récompenser immédiatement, attendez 1 ou 2 secondes sans rien dire.
- Augmentez graduellement la durée entre le comportement désiré et la récompense : il apprend ainsi à se contrôler face à la frustration.
- Des exercices comme « Attends, assis avant de sauter dans ton bol de nourriture » ou « Reste en position » participent également au développement de cette aptitude.