Le syndrome de Fanconi chez le chien est un trouble rénal important et qui ne peut pas être soigné. Ce problème de reins du chien touche essentiellement la race des Basenjis, même si tous les chiens peuvent être atteints. S’il n’existe aucun traitement contre le syndrome de Fanconi, une prise en charge vétérinaire d’un chien atteint par ce syndrome permet d’augmenter considérablement son espérance de vie.
Syndrome de Fanconi du chien : caractéristiques
Le syndrome de Fanconi est une maladie génétique rénale très dangereuse, puisqu’elle engage le pronostic vital de l’animal. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un défaut génétique héréditaire, même si on estime que de rares cas sont acquis et non innés.
Présentation du syndrome de Fanconi
Le syndrome de Fanconi est caractérisé par un dysfonctionnement des reins du chien. Lorsque la maladie est déclarée, les reins de l’animal ne parviennent plus à absorber les électrolytes et les nutriments dans l’organisme.
Un chien atteint par ce syndrome devient incapable d’absorber des éléments indispensables à son organisme : glucose ; phosphate ; bicarbonate ; calcium, etc.
Plutôt que d’être absorbés par le corps, ces différents éléments sont évacués par les urines. Cette maladie entraîne donc de fortes carences qui s’avèrent mortelles chez le chien s’il n’est pas pris en charge par un vétérinaire.
Les causes du syndrome de Fanconi
Les spécialistes ne sont pas sûrs des origines exactes du syndrome de Fanconi. Il est certain qu’il s’agit d’une maladie héréditaire. Les éleveurs canins ont donc pour consigne d’éloigner un animal malade de la reproduction.
Il s’agit d’une maladie à forte prédisposition, puisque les Basenjis sont les chiens les plus touchés par cette maladie.
Le syndrome de Fanconi chez le Basenji
Difficile d’évoquer le syndrome de Fanconi sans parler du Basenji. Et pour cause, 75 % des cas de syndrome de Fanconi sont attribués aux Basenjis. Il s’agit donc d’un trouble de santé qui touche quasi exclusivement cette race de chien.
En effet, il est considéré que 10 % des Basenjis sont atteints par le syndrome de Fanconi.
Comme il s’agit d’une maladie héréditaire, il est important de veiller à ce que les chiens reproducteurs ne soient pas atteints par cette pathologie.
Syndrome de Fanconi du chien : signes et symptômes de la maladie
Plus la maladie est prise en charge à temps, et plus les chances de survie du chien sont élevées. Dès lors, il est primordial de reconnaître un chien atteint du syndrome de Fanconi.
Les symptômes les plus évidents de cette maladie canine sont les suivants :
- amaigrissement ;
- augmentation de la fréquence des urines ;
- soif excessive ;
- déshydratation ;
- affaiblissement ;
- changement de couleur de robe.
Traitement du syndrome de Fanconi chez le chien
Il n’existe pas de traitement définitif contre cette pathologie rénale du chien. Néanmoins, un chien atteint par le syndrome de Fanconi peut suivre un traitement adapté, qui lui permet de conserver un véritable confort de vie.
Diagnostic de la maladie
Le syndrome de Fanconi est un trouble qui doit être suivi avec attention chez tout Basenji. Un diagnostic pourra également être mené sur tout chien qui souffre des symptômes évoqués ci-dessus.
Votre vétérinaire peut diagnostiquer la maladie grâce à différentes analyses :
- bilan sanguin ;
- profil chimique du sang ;
- analyse des urines.
Ces différents examens vont permettre de repérer la maladie, mais aussi de déterminer sa gravité et de trouver le traitement le mieux adapté.
Guérison du syndrome de Fanconi chez le chien
Malheureusement, il est impossible de guérir un chien touché par le syndrome de Fanconi. Cependant, un traitement vétérinaire permet de diminuer les symptômes et de prolonger l’espérance de vie du chien.
Le traitement va constituer en différents points :
- régime alimentaire spécifique ;
- compléments alimentaires.
Des traitements additionnels permettent de soulager les symptômes, à condition que le chien ne souffre d’aucune séquelle irréversible.
Le traitement doit être mené à vie, et nécessite des consultations vétérinaires régulières.
Si la maladie n’est pas prise en charge, ou prise en charge trop tardivement, le décès de l’animal est inévitable.